Licenciement pour faute grave … faut il en rire ou en pleurer ?

Je viens de recevoir vendredi 12 octobre une lettre de licenciement pour faute grave !
Mais pour quelle faute me direz vous ?
la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques s’offusque de mon absence à mon poste depuis 30 mois ! Certes je ne suis plus à mon poste mais cela fait suite à une déclaration de mon inaptitude par le médecin du travail en avril 2016 et ce délai de 30 mois n’est que la conséquence de l’appréciation de mon employeur, bien particulière, voire totalement déraisonnable, de mes droits, des décisions de justice et plus généralement des délais.

Mon employeur fait d’ailleurs encore la preuve de sa capacité à ré-écrire le droit. La Commission régionale paritaire, lors de sa réunion du 26 septembre 2018, a rappelé qu’elle avait donné, à sa demande, un avis favorable à mon licenciement pour inaptitude en juin puis septembre 2016 et a refusé de statuer sur la nouvelle demande de licenciement pour mesures disciplinaires. Le 5 octobre 2016 la Chambre d’agriculture m’avait convoqué à un entretien préalable pour licenciement pour inaptitude. Pour autant, deux ans plus tard, sans avis favorable de la Commission paritaire régionale, sans entretien préalable de licenciement pour faute grave, mon employeur a décidé de me licencier pour abandon de poste , en faisant fi de toutes les règles en vigueur !
Et étonnamment ma lettre de licenciement pour faute grave m’a été adressée le 11 octobre 2018, soit le lendemain de la publication au Journal Officiel, de dispositions intégrées dans le Statut du personnel administratif des Chambres d’agriculture, qui rendaient explicitement obligatoire le versement de mon salaire jusqu’à la date de mon licenciement.

A quoi cela rime t il ?? sinon à faire durer mon supplice et à multiplier les recours devant les tribunaux…

Pour ma part, je n’ai commis aucune faute ! Mais le tribunal administratif de Pau a clairement précisé en janvier 2018 que la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques en avait commis une en tardant à me licencier… Et même si mon employeur s’efforce de ne pas exécuter cette décision de justice, j’espère que la justice lui rappellera prochainement qu’il n’est pas au-dessus du droit.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*