En quelques mots, qui suis-je ?

Une femme âgée de 45 ans, mariée, mère de deux enfants de 16 et 19 ans, lycéenne pour la plus jeune et étudiant pour l’aîné.

Diplômée de l’Ecole de commerce de Bordeaux en 1995,  j’ai travaillé en suivant, pendant plus de 20 ans et sans interruption, dans le secteur privé puis public.  Je suis salariée depuis 2002 de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, au sein de laquelle j’ai évolué et été promue en 2010 Directrice adjointe, en charge principalement des ressources financières, humaines et matérielles.

Début 2016, suite à une dégradation des relations avec le Directeur de la Chambre d’agriculture, ma santé morale et physique étant affectée, mon médecin traitant et le médecin du travail m’ont convaincu de la nécessité d’un arrêt maladie. Fin avril 2016, le médecin du travail a finalement déclaré mon inaptitude à mon poste au sein de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, pour m’éviter tout retour dans cette entreprise. Après 20 ans de carrière et  d’investissement professionnel, quel traumatisme…

Mais le cauchemar ne s’est pas arrêté pour autant… Depuis avril 2016, je ne perçois plus aucun revenu : aucune rémunération de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, aucune indemnité chômage car je ne suis pas licenciée, aucune indemnité maladie car j’ai été déclarée inapte…  Sans le soutien de ma famille, je serais tout simplement à la rue… Je ne pensais pas pouvoir me retrouver un jour dans un telle situation, mise au ban de la société, pour quelle faute ???

Je suis, à ce jour, toujours salariée de la Chambre d’agriculture, sans salaire ni même bulletin de salaire d’ailleurs. Mon employeur a initié, certes avec une très grande lenteur, la procédure de licenciement en mai 2016 et m’a convoqué, en octobre 2016, à un entretien préalable de licenciement pour finalement, fin décembre 2016, déposer une requête auprès du Tribunal administratif de Pau visant à remettre en cause mon inaptitude. En février 2017, le Tribunal administratif de Pau a débouté la Chambre d’agriculture qui a fait appel auprès de la Cour d’appel administrative de Bordeaux. La Cour d’appel administrative de Bordeaux a également rejeté la requête de la Chambre d’agriculture le 10 novembre 2017. La déclaration d’inaptitude qui date d’avril 2016 est donc valide mais mon licenciement n’est toujours pas prononcé pour autant…

Prenant conscience de la tournure de la situation,  même si je n’ai jamais imaginé qu’elle pourrait prendre une telle ampleur, j’ai pris le conseil d’un avocat en septembre 2016 pour obtenir que la procédure de licenciement aboutisse et dénoncer les agissements de ma direction. J’ai alerté les autorités de tutelle, la Chambre régionale d’agriculture, l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture… qui certes déplorent la situation mais ne semblent avoir aucun moyen réel, ou aucune volonté, d’agir. Bien que n’étant pas syndiquée, j’ai, depuis le début de ce cauchemar, le soutien de l’ensemble des délégués syndicaux de mon entreprise, qui ont, eux aussi, tenté de raisonner, en vain, la Direction de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques pour mettre fin à cette situation injustifiée et indigne .

 

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